Un dauphin blessé demande de l’aide aux plongeurs !

Voici les images d’un sauvetage hors du commun ! Lors d’une plongée de nuit à Hawaï, un dauphin, enchevêtré dans une ligne de pêche, s’est présenté à un homme. Il avait besoin d’aide, l’a fait comprendre au plongeur et s’est laissé faire. La scène en vidéo.

Vendredi 18 janvier, des plongeurs effectuaient une expédition de nuit, au large de Kona, à Hawaï. À l’aide de leur lampe torche, ils profitaient du ballet des raies mantas (Manta birostris) qui se délectaient de plancton. Si le moment était déjà plutôt extraordinaire, tous se souviendront de cette plongée, mais pour d’autres raisons. Ces personnes ont été témoins d’un incroyable échange entre le dauphin et l’Homme.

Un dauphin vient demander de l’aide à Keller Laros, moniteur de plongée à Hawaï. Il s’est coincé la nageoire pectorale gauche avec une ligne de pêche et nageait avec difficulté. © Keller Laros, Mantarayshawaii

Attiré par la lumière, un grand dauphin (Tursiops) s’est approché d’un plongeur. Le comportement de l’animal était clair : il avait besoin d’aide. La pauvre créature s’était empêtrée dans une ligne de pêche. Celle-ci, coincée entre la nageoire pectorale gauche et le bec, l’empêchait de nager correctement. Si plusieurs événements d’échanges entre l’Homme et le dauphin ont déjà été reportés, celui-ci est particulièrement épatant. En effet, c’est l’animal qui s’est approché du plongeur et qui lui a clairement demandé assistance.

Dans un geste inattendu, le dauphin s’est présenté au plongeur, Keller Laros. Il s’est positionné de manière à ce que le plongeur puisse couper la ligne de pêche. Le dauphin a patiemment attendu que la ligne soit coupée, en roulant sur le dos pour ajuster sa position et ainsi faciliter la tâche au plongeur. L’animal est même remonté en surface un court instant pour une bouffée d’air, puis est revenu auprès de Keller Laros pour être enfin libéré totalement. Encore un témoignage de l’intelligence de ce mammifère marin et de sa capacité d’échange avec l’Homme. « Une expérience à couper le souffle », d’après Keller Laros.

Source : Delphine Bossy, Futura-Sciences (25.01.13)

Quand les baleines à fanons avaient des dents

Quatre nouvelles espèces de mysticètes à dents viennent d’être dévoilées. Leurs fossiles vieux de 17 à 19 millions d’années ont été trouvés en Californie durant un chantier autoroutier. Willy, l’une des baleines exhumées, était semble-t-il un mangeur de requins.

 Les cétacés seraient apparus voilà 53 à 54 millions d’années. Ils se sont depuis séparés en deux grandes lignées il y a 35 millions d’années, que l’on peut toujours observer de nos jours : les odontocètes et les mysticètes. Le premier groupe inclut des mammifères marins pourvus de dents comme les dauphins, les marsouins ou les orques épaulards. Le second taxon, celui des mysticètes, comprend quant à lui les baleines à fanons, tels la baleine bleue ou le rorqual commun. Ces mammifères sont dépourvus de dents et se nourrissent donc en filtrant l’eau de mer grâce à des lames cornées appelées fanons.

Pourtant, les premiers mysticètes possédaient eux aussi des dents, comme leurs ancêtres. Pour preuve, des quenottes se développent toujours in utero chez des embryons de rorqual commun, mais elles se résorbent rapidement durant la croissance au profit des fanons. Quatre nouvelles espèces de mysticètes à dents viennent dernièrement d’être présentées lors de la rencontre annuelle de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS) par Meredith Rivin du John D. Cooper Archaeological and Paleontological Curation Center (Californie, États-Unis).

Plusieurs surprises ont accompagné ces découvertes. En effet, les mysticètes à dents se seraient éteints voilà 25 millions d’années, sur la base des enregistrements fossiles connus. Or, les nouveaux ossements sont vieux de 17 à 19 millions d’années. Ce groupe a donc survécu bien plus longtemps qu’on ne le pensait jusqu’alors. Ce n’est pas tout…

Les dernières baleines ætiocètes

Les fossiles ont été mis au jour entre 2000 et 2005 un peu par hasard, selon Meredith Rivin. En effet, ils n’ont pas été trouvés sur un site paléontologique classique, mais sur le chantier d’élargissement de la California State Route 133, précisément dans un affleurement rocheux du Laguna Canyon. Près de 30 crânes complets de cétacés ont été exhumés, mais le site renfermait en réalité les restes de plus d’une centaine de mammifères marins. Des fossiles de requins ont également été mis au jour.

Trois des quatre nouvelles espèces appartiennent au genre Morawanocetus, qui a été décrit pour la première fois au Japon en 1995. Elles correspondraient aux derniers ætiocètes, une famille de mysticètes qui a coexisté avec les premières baleines à fanons au sens strict. Elles ne sont donc pas les ancêtres des cétacés à fanons modernes.

Willy le mangeur de requins

Willy, le représentant de la quatrième nouvelle espèce, présenterait lui aussi plusieurs singularités. Selon la paléontologue, il serait notamment bien plus grand que ses congénères de l’époque. Pour information, les mysticètes actuels ont acquis leur grande taille (la baleine bleue peut atteindre 30 m de long) seulement au cours de ces dix derniers millions d’années. Willy aimait également manger des requins ; c’est du moins ce que suggère l’usure de ses dents. Les orques du grand large modernes présentent pour la plupart des marques similaires sur leurs dents : elles sont engendrées par la rugosité de la peau des squales qu’ils consomment.

Les trois premières espèces devraient être décrites (et nommées) plus officiellement dans une revue scientifique d’ici la fin de l’année. Le cas de Willy sera présenté plus tard, l’animal étant toujours partiellement emprisonné dans une gangue de pierre.

Source : Quentin Mauguit, Futura-Sciences (19.02.13)

Le sanctuaire des baleines de méditerranée

Des milliers de mammifères marins vivent au large de notre côte méditerranéenne. Espèces précieuses et vulnérables face à l’accroissement des activités humaines.
Cachalots, rorquals, globicéphales ou dauphins ont une importance capitale dans la chaîne alimentaire des mers et des océans. Leur disparition briserait inévitablement cet équilibre fragile.

Depuis 2002, le sanctuaire Pelagos représente leur unique chance de préservation : au coeur de cette immense zone maritime, qui s’étend de la Côte d’Azur à la Sardaigne en passant par l’Italie et Monaco, des spécialistes, des naturalistes, des scientifiques oeuvrent pour protéger les cétacés.

Leur objectif : faire exister un endroit de vie et de repeuplement, laboratoire d’expériences transposable dans d’autres parties de la planète.
S’appuyant sur des images sous-marines et animalières exclusives, le film suit leur travail et dresse un premier bilan, dix ans après la création du sanctuaire.

Le documentaire en intégralité


Le sanctuaire des baleines (documentaire – 16… par france3cotedazur

Un documentaire de 52’ réalisé par Jérôme Espla et Eric De Keyser
Coproduction Transparences Productions / Poisson-Lune Productions / Bleue Marine / France 3 Provence-Alpes & Côte d’Azur

Source : France 3 Provence-Alpes & Côte d’Azur (11.02.13)

Anatomie et physiologie des cétacés

Les cétacés constituent un ordre de la classe des mammifères. Voyons en détail les caractéristiques anatomiques et physiologiques des cétacés. 

 

Anatomie externe de la baleine franche australe, Eubalaena australis, un cétacé. © Wikipedia

Anatomie externe de la baleine franche australe, Eubalaena australis, un cétacé. © Wikipedia

Description anatomique des cétacés

Les cétacés sont caractérisés par l’apparence pisciforme des animaux et l’absence de membres postérieurs. La taille varie de 2 m à 25 m et plus. Le corps, dépourvu de cou, est terminé en arrière par une queue élargie et aplatie transversalement. La paire de pattes antérieures est transformée en nageoires pectorales dépourvues d’ongles. Il existe souvent une nageoire adipeuse ou cutanée sur le dos.

La tête est relativement grande : les mâchoires sont pourvues de dents coniques, toutes semblables, remplacées chez les baleines par des fanons. L’évent simple ou double s’ouvre sur le sommet de la tête.

Les cétacés présentent des particularités nombreuses. Il n’y a pas d’oreille externe, la peau est nue, doublée d’une épaisse couche de graisse. Les os sont plus ou moins spongieuxLe cerveau dont les lobes olfactifs sont atrophiés, a des hémisphères pourvus de nombreuses circonvolutions.Les mamelles sont placées près de l’anus.

Ces mammifères sont exclusivement aquatiques. Quand ils s’échouent, ils périssent, non d’asphyxie, car ils respirent l’air par des poumons semblables aux nôtres, mais d’étouffement sous leur propre poids. Si l’on sépare les siréniens, tous les cétacés sont carnivores, les espèces munies de dents se nourrissant de poissons et de mollusques, les baleines de petits crustacés.

RTEmagicP_anatomie_dauphin_anglais_txdam24217_f62959

Anatomie du dauphin. © Wikipedia/Traduction Futura-sciences

Description physiologique des cétacés

  • La respiration des cétacés

La respiration aérienne se fait par l’évent, qui s’ouvre au sommet du crâne par un orifice simple ou double. Cette disposition permet à l’animal de respirer sans sortir de l’eau. Les muscles du pharynx forment un véritable sphincter qui interrompt la communication entre la bouche et les fosses nasales pendant la respiration. Il en résulte que c’est un jet de vapeur humide provenant du poumon qui sort par l’évent : le souffle de la baleine. L’eau avalée en mangeant est rejetée par la commissure postérieure de la bouche.

Chez les baleines, on trouve, entre les cartilages thyroïde et cricoïde, des réservoirs d’air. Les cartilages de la trachée continuent jusque dans les bronches de manière à résister à la pression. Les poumons se prolongent loin en arrière.

  • La circulation des cétacés

Le cœur est aplati. Le tronc de la veine cave présente une dilatation considérable qui ralentit le retour veineux et permet à l’animal de plonger assez longtemps. Le système artériel est développé et la masse de sang considérable, comme chez les autres mammifères aquatiques.

Orques. © Robert Pittman, Domaine public

Orques. © Robert Pittman, Domaine public

  • Les sens des cétacés

Les organes des sens sont peu développés. L’odorat paraît absent. L’œil est petit, sans paupière, et la sclérotique est épaisse. Le cristallin est presque sphérique. L’oreille est un simple orifice fermé par un sphincter mais l’ouïe paraît plus fine que la vue. La peau, nue, présente sous le derme un corps papillaire développé et des glandes sudoripares. Le goût paraît développé et les glandes salivaires font défaut comme chez tous les mammifères aquatiques. De tous les sens, les plus développés sont le toucher et l’ouïe, qui s’exercent surtout par l’entremise des vibrations du liquide dans lequel ces animaux sont constamment plongés.

  • La digestion des cétacés

L’estomac est compliqué, avec cinq cavités séparées par des ouvertures étroites et tubuleuses. L’intestin est court.

Squelette de baleine bleue - Long Marine Laboratory of the University of California, Santa Cruz. © Bronwen Lea

Squelette de baleine bleue – Long Marine Laboratory of the University of California, Santa Cruz. © Bronwen Lea

  • Le squelette des cétacés

Le membre antérieur est transformé en « une simple rame ». Les doigts, cachés sous la peau, ont plus de trois phalanges.

Squelette de cachalot. © Wikipedia

Squelette de cachalot. © Wikipedia

  • La reproduction des cétacés

L’organe génital mâle, soutenu par un os du pénis chez les baleines, fait saillie mais les testicules sont enfermés dans l’abdomen et il n’y a pas de vésicules séminales. Les mamelles sont logées, de chaque côté de la vulve, dans une sorte de sillon pourvu de muscles qui aident à projeter le lait dans l’arrière-bouche du petit. Ce lait est très gras.

 

Source : www.futura-sciences.com – Claire König (15.02.10)

Sea Shepherd au contact des baleiniers japonais dans l’océan Austral

1329826_3_334a_paul-watson-ecologiste-aux-methodes-radicales_49bd9159ed927e959328d839af436142

L’ONG américaine Sea Shepherd a annoncé mercredi être au contact de la flotte de baleiniers japonais dans l’océan Austral et s’est dite déterminée à empêcher le harponnage des cétacés au cours de cette nouvelle campagne de pêche nippone. Le SSS Brigitte-Bardot a « intercepté » le bateau harponneur Yushin Maru no 3 très au nord par rapport aux bancs de krills dont se nourrissent les baleines, plus près du continent antarctique, selon Sea Shepherd (littéralement « berger des mers »).

« Il semblerait donc qu’ils n’aient pas encore commencé à pêcher », a commenté le capitaine du Brigitte-Bardot, Jean-Yves Terlain, dans un communiqué publié sur le compte Twitter de l’organisation. Ce serait, le cas échéant, la première fois que la campagne de pêche japonaise se solde sans prises en janvier, selon Sea Shepherd.

Un autre navire de l’ONG, le Bob-Barker, talonne le navire-usine Nisshin Maru, à environ 248 kilomètres de là. « La flotte de baleiniers japonais est dispersée et la flotte de Sea Shepherd l’a prise en chase », selon l’organisation.
Sea Shepherd affirme avoir sauvé 4 000 baleines au cours des huit saisons précédentes. « Nous ne tolérerons pas la mort d’une seule baleine à l’intérieur du sanctuaire baleinier » de 50 millions de km2 dont les contours, autour de la calotte antarctique, ont été fixés par la Commission baleinière internationale (CBI), a promis l’organisation réputée pour ses méthodes énergiques.

ONG FONDÉE EN 1977

Sea Shepherd perturbe chaque année les expéditions du Japon qui peut tuer des baleines en raison d’une faille dans un moratoire international datant de 1986 autorisant la « recherche létale » sur ces mammifères marins, y compris dans les limites de ce sanctuaire.

Sea Shepherd est une ONG consacrée à la protection des océans. Installée aux Etats-Unis, elle a été fondée en 1977 par Paul Watson après son départ de Greenpeace. Paul Watson se trouve à bord d’un des navires de Sea Shepherd, le Steve-Irwin, mais il a annoncé début janvier renoncer à ses fonctions.

Ce Canado-Américain de 62 ans est recherché par Interpol pour avoir échappé à la justice allemande en juillet 2011 après avoir été arrêté à la demande du Costa Rica, qui l’accuse d’avoir mis en danger un équipage lors d’une opération contre la chasse aux requins en 2002. Bob Brown, une figure du mouvement écologiste en Australie, le remplace.

L’association et son fondateur ont été interdits en décembre par une cour d’appel fédérale américaine de s’approcher à moins de 500 mètres et « d’attaquer physiquement tout navire dirigé par les plaignants », dont l’Institut japonais de recherche sur les cétacés et plusieurs entreprises de pêche nippones.

Sea Shepherd a juré de contrer cette décision en justice mais Paul Watson s’est personnellement engagé à s’y conformer « en tant que citoyen américain ». Le Steve-Irwin a quitté Melbourne le 5 novembre pour prendre la tête de la neuvième campagne de l’association, la plus ambitieuse de son histoire, avec quatre navires, un hélicoptère, trois drones et une centaine de personnes.

Source : Le monde (30.01.2013)

Navigation commerciale et cétacés : Quels enjeux, comment améliorer les relations ?

Les collisions entre navires et grands cétacés constituent des accidents très préoccupants en Méditerranée nord-occidentale. 16 à 20% des baleines retrouvées mortes ont subi une collision. Limiter les risques implique de sensibiliser les acteurs concernés, de mieux connaître la problématique et de développer des solutions technologiques.
Dans ce cadre, et pour la 9e année consécutive, le Sanctuaire Pelagos et l’association Souffleurs d’Ecume coordonnent une formation à l’Ecole Nationale Supérieure Maritime de Marseille, le 29 mars 2013. Prioritairement destinée aux compagnies maritimes, cette formation est également ouverte à d’autres organismes intéressés par la problématique.
Ce dispositif répond aux préconisations du Comité de Protection de l’Environnement Marin de l’Organisation Maritime Internationale, en sensibilisant les différents acteurs au problème. Il permet notamment de diffuser les informations sur les applications pour limiter les accidents (tels que le système REPCET www.repcet.com).

A ce jour, 6 armateurs et 70 officiers navigants et personnels sédentaires ont déjà participé à cette formation. Soutenue par le Conseil Régional PACA, Armateurs de France et la Fondation Nicolas Hulot, ce dispositif est également ouvert à la Marine Nationale, la Préfecture Maritime et le CROSSMED (une vingtaine d’officiers accueillis à ce jour).

Nombre de place limité (8 par structure) et inscription à faire avant au plus tôt et avant le 15 mars.

Contact pour les inscriptions et les renseignements : <formation@souffleursdecume.com>  ou 04.94.69.44.93

Source : Souffleurs d’écume (17.01.13)