Samedi 7 Mars 2015 : « J’aime la Loire propre » suite…

De plus amples informations sur cette action de nettoyage :

→ Le RDV est à 8H30 sur le parking de la base nautique de Saint Victor sur Loire : accueil des participants avec un petit café offert sur place.
→ Le matériel dont vous aurez besoin : des gants, des bottes ou chaussures de marche, une veste de pluie au cas où! Les sacs poubelle seront fournis…
→ A la fin de la matinée (vers midi) un petit casse-croûte est offert.

Alors à Samedi 7 Mars, Venez nombreux!
L’équipe Aqua Sciences.

Et si l’Homme traitait les requins comme la neige?

ANIMAUX – La terrible série d’avalanches meurtrières qui a frappé dernièrement les massifs alpins pose cruellement la question du risque associé à la pratique du ski hors-piste. L’émotion est naturellement vive, mais nous avons appris à reconnaître et à gérer ce risque. La collectivité joue son rôle en annonçant le risque, en sécurisant les pistes balisées et en déconseillant la pratique du hors-piste. Les skieurs qui tentent malgré tout l’aventure, sont le plus souvent équipés de dispositifs facilitant les secours et assument la responsabilité de s’engager hors-piste malgré le risque signalé.

L’Homme face au risque naturel

Il en va tout autrement d’un autre risque naturel: la présence de requins. Les récents accidents mortels sur l’île de La Réunion et en Australie nous y ramènent douloureusement.

Comme les montagnes enneigées, les océans sont aujourd’hui une manne touristique appréciable. Mais tout comme en montagne, le rêve peut dans certains cas tourner au drame, en présence de l’une des très rares espèces de requins susceptibles d’être dangereuses pour l’homme (cinq sur plus de cinq cents existantes).

Mais la comparaison s’arrête souvent là. Car le risque lié aux requins nous est insupportable. L’idée-même d’être dévoré par une bête sauvage surgie de nulle part nous ramène droit à la préhistoire, lorsque la survie de l’espèce humaine passait par une éradication des animaux dangereux. Nos automatismes n’ont pas vraiment changé: face au risque requin, le premier réflexe est de les supprimer.

L’innovation nous ouvre de nouvelles perspectives

L’innovation technique a été relancée par les accidents enregistrés ces dix dernières années. Des répulsifs électromagnétiques individuels ont été développés et les premières déclinaisons en barrières collectives sont aujourd’hui à l’essai. Des initiatives simples peuvent aussi être efficaces, telles que la surveillance du plan d’eau pour détecter la présence de requins, depuis un point haut ou directement dans l’eau par des apnéistes. Des solutions plus lourdes comme des filets d’isolement peuvent également convenir pour de petites zones.

Ces solutions ont été testées dans différents endroits du monde, souvent sur de longues périodes. Combinées avec une pratique responsable des activités nautiques, dans le cadre d’une gestion globale du risque, elles ont dans ces endroits-là considérablement renforcé la sécurité. Des résultats partagés par l’ensemble des experts rassemblés en octobre dernier par l’Institut océanographique lors des « 2èmes rencontres autour des Requins », pour passer en revue les technologies existantes et les meilleures pratiques internationales de gestion du risque. L’objectif est double: améliorer la sécurité des activités nautiques et partager pacifiquement l’océan avec les requins.

Changer de point de vue et accepter de gérer le risque

L’innovation technique n’est rien si elle ne s’inscrit pas dans un changement d’état d’esprit. Il faut pour cela que, collectivement, nous acceptions que des animaux sauvages puissent être dangereux, sans que cela ne constitue leur arrêt de mort.

Les crises récentes ont beaucoup fait progresser la connaissance de ces derniers, permettant d’affiner l’appréciation du niveau de risque, en fonction des saisons, des conditions météo… Des informations précises et transparentes sur l’existence d’un risque peuvent désormais permettre à chaque individu de choisir de pratiquer ou non son activité et de l’adapter aux conditions du moment.

Ultime étape, la collectivité qui entend gérer pleinement le risque doit mettre en place une veille et des mesures proactives pour le réduire et permettre des pratiques nautiques dans des conditions de sécurité acceptables. Le risque zéro ne peut pas être garanti, mais le risque résiduel est alors connu et assumé collectivement et individuellement.

Cette dynamique a pu se mettre en place localement, en Afrique du Sud ou en Australie, même si l’équilibre reste fragile face aux drames. La tentation ressurgit alors de mettre les efforts de cohabitation de côté, au profit d’une solution extrême, prétendument infaillible, l’élimination des grands requins.

Sur l’île de La Réunion, le Préfet venait, le 12 février, de franchir une étape décisive dans la gestion du risque. Tout en prolongeant pour l’année 2015 l’arrêté d’interdiction des activités nautiques sur tout le littoral à l’exception des portions de lagon et des zones sécurisées par les communes, il ouvrait explicitement la porte aux dispositifs de gestion du risque: vigies requins, filets, surveillance. L’accident dont a été victime deux jours plus tard une jeune femme de 22 ans, au bord d’une plage non sécurisée, a replongé l’île dans l’émotion.

Souhaitons que ce décès ne brise pas l’élan constructif de ces derniers mois et vienne au contraire accélérer la mise en place d’une véritable gestion équilibrée du risque.

Dépasser l’instinct de survie

L’espèce humaine a construit sa survie initiale sur l’éradication de ses prédateurs. Sommes-nous aujourd’hui prêts à franchir une nouvelle étape en acceptant de cohabiter avec les rares espèces sauvages restantes qui présentent pour nous un danger, mais qui ont une place primordiale dans les équilibres vivants?

Chaque mort est un mort de trop, chaque drame, chaque accident qu’il soit mortel ou non doit nous pousser à agir pour éviter qu’il ne se reproduise. La sécurité des citoyens est certainement le principal objectif de toute société. Mais dans les choix qui s’offrent à nous, sachons faire preuve d’ingéniosité, pour nous protéger sans nous opposer.

Montrons que, depuis la préhistoire, l’Homme a non seulement gagné en puissance, mais aussi en intelligence et en tolérance.

Source : LE HUFFINGTON POST (25.02.15)
Auteur :
Directeur général de l’Institut océanographique- Fondation Albert 1er, Prince de Monaco

La baleine, ingénieur des mers

Des nuages au varech, en passant par le krill, la baleine régule tout l’écosystème océanique.

Infographie

Cette infographie a été réalisée par notre infographiste, Catherine Doutey. Elle montre les liens complexes qui unissent les grands cétacés et leur environnement, le fameux “réseau trophique” dont parle George Monbiot. Que l’on supprime la baleine et tout se dérègle, avec des effets en cascade : par exemple, les orques, pour se nourrir, se rabattent sur les phoques et les loutres, les oursins pullulent et le varech disparaît.

Source : courrierinternational.com (10.02.15)
Auteur : Catherine Doutey

Les crottes de baleine contre le réchauffement climatique

Les grands cétacés ne sont pas qu’un symbole de la beauté de la nature. Ils exercent une action déterminante sur tout l’écosystème marin – et même sur les nuages.

Dessin de Jon Berkeley paru dans The Economist, Londres

Dessin de Jon Berkeley paru dans The Economist, Londres

Je vous entends d’ici marmonner : “Là, ça y est, il a perdu la boule. Le voilà qui écrit un article de 10 pages sur les crottes de baleine.” J’admets qu’au premier coup d’œil il peut être difficile d’apprécier l’importance du sujet dans votre vie. Mais j’ose espérer que lorsque vous aurez fini de me lire vous serez aussi obsédé que moi par les panaches de matières fécales qui sont lâchés dans les océans. N’est-ce pas le meilleur argument qui soit pour vous convaincre de poursuivre votre lecture […]

Source : courrierinternational.com (05.02.15)
Auteur : Georges Mobiot

Près de 200 baleines s’échouent sur une plage en Nouvelle-Zélande

Près de deux cents globicéphales, ou baleines-pilotes, se sont échoués vendredi sur une plage de Nouvelle-Zélande réputée pour être un piège mortel pour les mammifères marins, ont indiqué les services environnementaux.

>©Photo:Marine chilienne/AFP/Archives/

©Photo:Marine chilienne/AFP/Archives/

Au moins 24 de ces 198 animaux sont morts sur la plage de la presqu’île de Farewell, au nord de l’Ile du sud de la Nouvelle-Zélande, tandis que les secouristes tentaient de remettre à l’eau les rescapés.

« Remettre à l’eau des baleines est une tâche difficile et potentiellement dangereuse », a déclaré Andrew lamason, porte-parole du service de la protection de l’environnement, précisant que le travail s’effectuait aux côtés de 140 volontaires, formés à ce style d’opération.

Il a également indiqué que si vendredi soir, les animaux n’avaient pas été rendus à la mer, il faudrait attendre la prochaine grande marée 24 heures plus tard, pour une nouvelle tentative.

La plage de Farewell est régulièrement le théâtre d’échouages de globicéphales. Huit au moins se sont produits au cours des dix dernières années, dont deux en seulement une semaine en janvier dernier, mais celui de vendredi est l’un des plus importants.

Les baleines-pilotes, qui peuvent mesurer jusqu’à six mètres de long, sont l’espèce de baleines la plus répandue dans les eaux néo-zélandaises.

Il n’existe pas d’explication scientifique certaine de ce comportement, mais des spécialistes suggèrent que des baleines en bonne santé s’échouent en venant au secours de membres de leur groupe qui sont malades et désorientés.

Source : AFP / actu.orange.fr (13.02.15)

Absorbé par son smartphone, il manque une scène extraordinaire

Un photographe qui suivait une baleine a immortalisé une scène aussi cocasse que révélatrice de l’impact de la technologie sur la vie courante. Un homme, assis sur son bateau, le nez plongé dans son smartphone, ne voit pas la baleine à bosse qui frôle son embarcation.

Lever les yeux de son smartphone. La technologie, que l’on promène désormais dans sa poche, est supposée faciliter la communication entre les êtres, donner accès au monde depuis son écran, tout le temps et partout. Pourtant, être accro à son téléphone peut faire rater des moments de vie particulièrement saisissants.

Eric Smith, un photographe pour la chaîne américaine CBS, repère une baleine à bosse et son petit au large de Redondo Beach en Californie lors d’une sortie en mer en janvier. En bon professionnel, il entreprend de suivre l’animal pour le photographier. Arrivé suffisamment près du cétacé pour prendre des clichés, l’Américain mitraille la baleine, immortalisant « par accident » un jeune homme assis sur son voilier, les yeux rivés sur l’écran de son portable.

« Arrête d’écrire des SMS »

Le plaisancier ne remarque rien de la scène qui se déroule « sous ses yeux », car comme l’écrit Eric Smith en légende de la photo postée sur Instagram, «Hé mec ! Arrête d’écrire des SMS. Il y a une énorme baleine à bosse à 60 centimètres de ton bateau!». Pourtant, rien n’y fait, l’homme au smartphone ne se rend compte de rien et  manque cet instant féerique.

Eric Smith a par la suite raconté en détail à CBS « l’histoire » du cliché. «Une maman baleine était là avec son bébé (…), c’était fantastique. Et puis il y avait cet homme, il n’a jamais levé les yeux de son téléphone. Je connais ça, moi aussi je me plonge dans mon téléphone. Mais cela montre que nous avons des sérieux problèmes à régler de ce côté-là», analyse le photographe.

Ne pas jeter l’opprobe sur l’homme

En utilisant le « nous » Eric Smith ne pointe pas l’homme en particulier. Le photographe reconnait ne pas savoir à quoi était occupé le plaisancier sur son téléphone. Peut-être admirait-il des photos des deux baleines qu’il venait tout juste de prendre ?

Source : Direct Matin (06.02.10)
Auteur : Eric Smith

Des rames de métro dans l’océan

Le photographe américain Stephen Mallon s’intéresse au largage de vieilles rames du métro new yorkais dans l’océan Atlantique. Pour dénoncer un scandale écologique ? Pas du tout. Il s’agirait même d’une initiative respectueuse de l’environnement.

M6info/Stephen Mallon - New York : des rames de métro dans l'océan

M6 Info/Stephen Mallon – New York : des rames de métro dans l’océan

Sur les clichés mise ligne sur le site de Stephen Mallon, on découvre des dizaines de vieilles rames de métro new yorkais stockées en pleine mer avant d’être jetées au fond des eaux. Pendant trois ans, le photographe américain a immortalisé le terminus de ces wagons sur une longue partie de la côte Atlantique, du Delaware à la Caroline du sud.

Attirer des espèces sous-marines

Contrairement aux apparences, ce projet initié en 2008 a des motivations écologiques.Si ces rames de métro atterrissent ici, c’est pour servir d’abri aux poissons dans cette zone composée à 95% de sable et peu attirante pour les espèces sous-marines. Au départ du processus, des colonies de moules et de crevettes doivent se former sur les wagons pour attirer de nouvelles espèces sous-marines comme le bar noir, les tautogas ou encore les flets qui pourraient à leur tour faire venir dauphins et thons dans les environs.

Des clichés frappants

Rassemblés dans une série de photos baptisée « Next Stop, Atlantic », les clichés sont étonnants. Le travail de Stephen Mallon doit être exposé entre le 6 février et le 15 mars aux Kimmel Galleries de l’université de New York.

Les wagons stockés avant d'être jetés à la mer

Les wagons stockés avant d’être jetés à la mer

Un projet vraiment écologique ?

Dès le départ, le projet a suscité les réserves de plusieurs organisations écologistes comme la société américaine du littoral. Cette dernière a notamment dénoncé la présence d’amiante dans les wagons, un danger rapidement écarté par les autorités qui estiment que ce composant nocif pour l’homme n’a aucun effet sur les populations sous-marines.

Source : M6 Info (23.01.04)