Pourquoi les requins sont-ils les boucs émissaires de la mer ?

Après la récente attaque de ce surfeur australien, et toutes les autres, le requin devient-il un bouc émissaire des mers ?

On attend vos points de vue :

François Sarano, docteur en océanographie, conseiller scientifique et co-scénariste du film « Océans » (Perrin/Cluzaud)

Jean-François Nativel, secrétaire de l’association Océan Prévention Réunion

Jean-Luc Arassus, président de la Fédération française du Surf

Janique Hoarau,  plusieurs fois championne de surf  de France et vice-championne d’Europe de bodyboard

Lionel Bigot, chercheur qui a travaillé sur le programme CHARC

L’expédition MED, « stop à la pollution au plastique »

Patrimoine économique et environnemental de la planète, les mers et océans sont aujourd’hui confrontés à des risques multiples : surpêche, rejets de substances toxiques, changement climatique… mais aussi pollution par les plastiques, qui constitue aujourd’hui l’un des enjeux majeurs de la préservation des mers et océans. L’Expédition MED, une ONG française, s’est donnée pour slogan : « stop à la pollution au plastique », et est à la pointe des travaux de recherche sur leur présence en mer Méditerranée. Elle faisait escale à Marseille le 10 juillet dernier.

eMag SUEZ environnement

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LA POLLUTION PAR LE PLASTIQUE : QUELS IMPACTS ?

« 80 % des déchets retrouvés en mer proviennent de la terre et 80% à 95% de ces déchets sont en plastique » selon l’Expédition MED. Or la pollution par le plastique présente des risques sanitaires et écologiques majeurs. La concentration de microplastique dans les océans est parfois égale à celle du plancton, et le plastique remonte ainsi la chaîne alimentaire depuis le poisson qui l’ingère jusqu’à l’homme. Les macro-déchets représentent également un danger pour de nombreuses espèces marines, et peuvent provoquer des blessures ou étouffements.

La mer Méditerranée constituerait aujourd’hui la « 6e grande zone d’accumulation de déchets marins au monde ». Quantifier, cartographier cette pollution, c’est l’un des objectifs poursuivi par l’Expédition MED, afin de produire des données consolidées sur l’état de ce phénomène.

MESURER LA POLLUTION AU PLASTIQUE EN MER MÉDITERRANÉE : MODE D’EMPLOI

Depuis 2010, l’Expédition MED mène chaque année à bord d’un voilier des campagnes d’échantillonnage le long des côtes méditerranéennes pour déterminer le niveau de la pollution au plastique, et disposer d’une évaluation quantitative et cartographique de cette pollution. Sa campagne 2015 l’amènera principalement le long des côtes françaises et italiennes.

Les prélèvements sont principalement réalisés en mer, via l’utilisation de filets Manta, mais également sur le littoral grâce à des échantillons de sable. Les campagnes d’échantillonnage de l’expédition l’ont ainsi conduite le long des côtes espagnoles, françaises, italiennes, tunisiennes… Les prélèvements sont opérés selon un protocole strict (temps, vitesse, localisation), et sont ensuite observés directement à bord du bateau et sur terre. Ces échantillons permettent ainsi de mesurer le taux de plastique par km2 et par m3 d’eau, le rapport plastique / plancton, la nature des plastiques…

Les collectes visent 3 objectifs : déterminer s’il existe des zones de concentration des débris ; affiner l’estimation globale des microplastiques polluant la surface ; identifier les principales sources de déchets vers la mer.

Le suivi année après année permet d’enrichir la cartographie ainsi réalisée, mais aussi d’identifier des évolutions dans le temps. Les données consolidées sont accessibles à l’Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer.
L’Expédition tient un carnet de bord régulier qui permet de suivre ses recherches.
Suivez les comptes rendus de l’Expédition sur la page Facebook de l’ONG.

L’EXPÉDITION MED : UN EXEMPLE DE « SCIENCES PARTICIPATIVES »

L’Expédition MED se distingue par l’originalité de son approche, qu’elle qualifie de « sciences participatives ». Des éco-volontaires sont invités à prendre part aux campagnes d’échantillonnage et à assister les scientifiques dans les protocoles de recherche. Il s’agit là de véritables « congés solidaires », et de nouveaux volontaires sont ainsi embarqués à chaque escale de la campagne d’échantillonnage.

Au-delà de cette participation citoyenne, l’Expédition MED réunit également d’autres partenaires (entreprises, collectivités…) pour mettre en place des actions concertées en matière de lutte contre les polluants plastiques. Le projet de recherche « Ecoseastem », initié par SUEZ environnement en partenariat avec la Métropole Nice Côte d’Azur, le laboratoire Océanographique de Villefranche sur Mer et l’Expédition MED est l’une de ces actions. Ce projet vise à étudier la pollution issue des fibres synthétiques des vêtements relâchées dans les eaux usées lors des lavages en machine. Les vêtements rejettent en effet des microfibres plastiques qui se retrouvent dans les stations d’épuration et échappent au système de filtration des stations traditionnelles. Le programme « Ecoseastem » a pour objectif de caractériser la pollution générée par les microfibres plastiques, d’évaluer les impacts de cette pollution sur le milieu naturel et de rechercher les meilleures technologies disponibles pour traiter ce type de pollution comme celle par microfiltration dynamique.

Source : huffingtonpost.fr (24.07.2015)

Jeudi 16 juillet : L’apothéose finale !


De nouveau départ aux aurores, pour notre dernière journée d’observation.

Sur notre route, nous croisons un petit groupe de dauphins blancs et bleus.


Notre passager clandestin porte-bonheur est toujours parmi nous et tout

l’’équipage est hyper motivé par l’’observation !



Après quelques heures de navigation, nous apercevons des souffles assez espacés. Nous nous approchons…… Il s’’agit d’un cachalot en phase de sommeil, alternant les stations verticales et horizontales.





Puis il se réveille. Après quelques tours sur lui-même, il sonde.




Pour mieux remonter à la surface et sauter hors de l’eau à deux reprises !




Après ces moments d’émotion, nous continuons à débarrasser la Méditerranée de ses « mignons » déchets !



Nous croisons sur le trajet du retour, un important groupe de dauphins blancs et bleus.




Et enfin, nous nous installons à la plage de la Badine, au niveau de la presqu’’île de Giens pour notre dernier mouillage.


Demain, c’est le chemin du retour…

 

Mardi 14 juillet : feu d’artifice d’observations

De nouveau, départ aux aurores…

L’équipage repère deux passagers clandestins qui nous porteront chance dans
cette 4ème journée d’observation.

Nous avons tous les yeux rivés sur la mer.

Et à 8h25, nous faisons nos premières rencontres ! Deux rorquals !

Une photo spécialement pour Joce : appel à la mer de la nageoire pectorale !
😉

Les photographes sont à l’affût… quand une tortue fait son apparition à la
proue du catamaran.

Nous gardons nos bonnes habitudes et récupérons quelques déchets flottants.

Nous poursuivons nos observations. Tous nos efforts sont récompensés sur le
chemin du retour vers la côte par la présence d’un cachalot.

Enfin, à l’occasion de la récupération d’un énième déchet flottant, un
mola-mola fait surface.

Nous passons la soirée dans une crique sur l’île du Grand Ribaud. Donc, pas
de nuit en mer pour l’instant…
Nouveau départ aux aurores demain, pour de nouvelles rencontres !
Bonne nuit à tous !

Lundi 13 juillet : pas si mal !

Comme d’hab’, départ à 5 heures du matin.

Malgré une météo annoncée ventée, nous avons bravé la houle toute la journée
et notre persévérance a été récompensée !

Nous avons rencontré à plusieurs reprises des groupes de dauphins blancs et
bleus.

En poursuivant notre route, nous en avons profité pour récupérer des déchets
flottants qui ont réservé de nombreuses surprises…

… un petit crabe dans une bouteille…

… des poissons pilotes et des sérioles juvéniles sous un bout de
plastique…

… et enfin un sympathique cernier sous des bidons !

Sur notre route, certains auront la chance d’observer un salto de diable de
mer… trop furtif pour qu’il y ait des photos !

Enfin, nous arrêtons notre périple au mouillage sur l’île de Port Cros et
profitons d’un bain médusé dans les eaux du Parc National.

Demain, la météo s’annonce prometteuse… donc nous passerons peut-être la
nuit en mer.
Continuez à nous suivre et n’hésitez pas à nous laisser des commentaires.

L’équipage n°2 de Catazur