Deux baleines à bosse observées au large d’Ostende

Les observations de baleines à bosse en mer du Nord sont de plus en plus fréquentes. Hier soir, deux individus nageaient au large d’Ostende.

2006845874_B977708526Z.1_20160129121235_000_GJB63DL6S.1-0Hier soir, deux baleines à bosse ont été observées au large de la côte belge. Les cétacés gigantesques nageaient très proches de la plage de Raversijde (Ostende). « C’est une chance qu’elles aient été situées dans cette zone et pas à Coxyde car là se concentrent des bancs de sable qui auraient pu causer leur échouage », indique le Pr Thierry Jauniaux, vétérinaire spécialiste des cétacés (ULg).

Entre-temps, plus aucune observation n’a été notifiée. Ni en Belgique ni dans le nord de la France. « Toutefois, à Sangatte (Pas-de-Calais), on a observé une baleine à bosse la semaine dernière, poursuit-il. On en voit de plus en plus souvent. Il y a 2 ou 3 ans, une baleine était même restée durant 3 semaines en face de Boulogne-sur-mer, effectuant des sauts hors de l’eau comme on peut en voir sous les tropiques. »

La mer du Nord riche en nourriture

Est-ce normal de croiser des baleines à bosse en mer du Nord ou sont-ce des animaux égarés, à l’instar des cachalots et de leur erreur fatale de navigation (cause des échouages massifs rencontrés depuis mi-janvier aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre )? « Selon certains scientifiques, observer des baleines à bosse chez nous est un signe positif : cela montre que leur population a augmenté depuis le moratoire interdisant la chasse à la baleine en 1986, explique le Pr Jauniaux. Elles ré-évolueraient d’une zone qu’elles avaient précédemment occupé. Pour preuve de leur présence passée, des ossements de baleines retrouvés dans le fond de la mer par des pêcheurs. »

C’est que la mer du Nord a la particularité d’être riche en nourriture. De quoi sustenter ces animaux à fanons qui se délectent de krill mais aussi de poissons. Un régime alimentaire composé essentiellement de krill n’est rencontré qu’en Antarctique.

Source :  lesoir.be (29.01.16)

(Merci à France F. pour l’article)

Le pieuvre Dumbo, un étrange animal des abysses

Le poulpe Grimpoteuthis bathynectes est couramment appelé Dumbo, en raison de ses deux nageoires protubérantes qui rappellent les oreilles du célèbre éléphant d’un long métrage des studios Disney. Voici quelques images d’un spécimen filmé dans le nord-est du Pacifique.

Dumbo est un poulpe du genre Grimpoteuthis. Il vit dans les abysses, généralement entre 3.000 et 4.000 m de profondeur. Certains individus ont toutefois été vus à 7.000 m de fond. L’animal peut atteindre 1,5 m de long. Le spécimen observé dans la vidéo a été filmé au large des côtes de l’Oregon. La région est remplie de fumeurs hydrothermaux ou de sources chaudes, alimentées par la faille de Juan de Fuca.

Ce qui ressemble à la tête du poulpe est en réalité une sorte de sac de muscles qui contient tous les organes du corps.

© Nancy Penrose, W.M. Keck Foundation, Jerome Paros, Elaina Jorgensen

Source : futura-sciences.com (07.01.16)

337 baleines se sont échouées sur les côtes de la Patagonie chilienne

Plus de 300 baleines ont été trouvées mortes dans un fjord isolé de la Patagonie chilienne, à l’extrême sud du pays, ce qui pourrait constituer l’un des plus grand échouage de cétacés jamais constaté, ont annoncé mardi 1er décembre des chercheurs.

« C’était une vision apocalyptique. Je n’avais rien vu de semblable », a déclaré à l’AFP Vreni Häussermann, la directrice du centre scientifique Huinay, qui a participé à l’expédition ayant trouvé les baleines échouées. Ces chercheurs ont mis en place cette expédition après la découverte en avril d’une vingtaine de baleines d’une espèce protégée qui avaient été trouvées mortes dans cette région du Chili, à quelques 2000 km au sud de la capitale, Santiago.

337 baleines échouées au Chili | AFP

337 baleines échouées au Chili | AFP

Ces premières baleines appartenaient à l’espèce protégée « Sei », autrefois très prisée par la pêche et qui peut mesurer jusqu’à 16 mètres de long et peser 30 tonnes. Lors d’un vol de reconnaissance, réalisé en juin au-dessus de la zone par cette équipe de scientifiques, ils ont pu observer un nombre bien plus élevé de cétacés morts.

« Nous avons pu compter 337 baleines mortes, en incluant les cadavres et les squelettes », a déclaré Vreni Häussermann à l’AFP. Outre le survol, des photos aériennes et satellites ont été utilisées pour parvenir à ce total. « Il y a encore de nombreuses zones que nous n’avons pas pu atteindre, il est donc probable qu’il y ait davantage de baleines mortes », a ajouté Häussermann.

Aucune blessure apparente

L’endroit où ont été trouvées les baleines est un fjord très difficilement accessible. Les causes de ce phénomène d’échouage massif, qui pourrait être l’un des plus important jamais enregistré par des scientifiques, seront expliquées prochainement dans la revue National Geographic, qui a financé le survol.

Les scientifiques à l’origine de la découverte avaient souligné qu’aucune des baleines ne portait de traces de blessures, privilégiant la piste d’un excès d’algues ou d’un virus. Par ailleurs, une enquête des autorités chilienne après la découverte du mois d’avril avait écarté toute intervention humaine dans la mort des cétacés.

Cette trouvaille scientifique intervient alors que se tient en ce moment à Paris la COP21, la conférence mondiale sur le climat qui doit traiter notamment de l’importance des océans dans cette problématique.

 

Source : huffingtonpost.fr (02.12.15)

Les populations d’animaux marins ont diminué « de 49 % entre 1970 et 2012 »

Les populations d’animaux marins, qu’ils soient mammifères, oiseaux, reptiles ou poissons, ont chuté de moitié depuis les années 1970 du fait de la surpêche, de la pollution et du changement climatique, a averti l’organisation de défense de l’environnement WWF dans un rapport rendu public mercredi 16 septembre.

Des dauphins au large des côtes de San Pedro, en Californie, en octobre 2014. Richard Vogel / AP

« L’action de l’homme est à l’origine de ces tendances : de la surpêche et des industries extractives à l’aménagement du littoral et à la pollution, en passant par les émissions de gaz à effet de serre responsables de l’acidification océanique et du réchauffement des mers ».

Dans son rapport, le WWF se base sur son indice « Planète Vivante » des populations marines, qui mesure la tendance suivie par les populations d’animaux marins, « a enregistré une régression de 49 % entre 1970 et 2012 ». Certaines ont même vu leur effectif fondre de près de 75 %, s’alarme le WWF dont l’étude est effectuée sur une base d’observation de 5 829 populations appartenant à 1 234 espèces.

« Nous conduisons collectivement l’océan au bord du précipice »

L’indice global utilisé par le WWF masque toutefois des écarts considérables entre régions : si les effectifs sont en hausse sous les latitudes élevées (par rapport à un niveau lui-même en net retrait), ils déclinent en revanche en milieu tropical et subtropical.

Les experts mettent pourtant en garde : les récifs coralliens et prairies sous-marines pourraient disparaître du globe d’ici 2050 sous l’effet du réchauffement climatique. Or sachant que plus de 25 % de toutes les espèces marines y habitent, la perte des récifs coralliens représenterait une « extinction catastrophique, aux conséquences dramatiques sur les communautés ».

« Nous conduisons collectivement l’océan au bord du précipice », a souligné le directeur général du WWF, Marco Lambertini, dans la préface du document.

« En l’espace d’une seule génération, les activités humaines ont gravement dégradé les océans en capturant les poissons à un rythme supérieur à celui de leur reproduction et en détruisant les nourriceries ».

89 % des stocks de pêche épuisés en Méditerranée

A titre d’exemple, la mer Méditerranée est l’une des plus anciennes zones de pêche du globe et fait vivre les gens depuis des siècles. Mais elle est aujourd’hui largement surexploitée : à peu près 1,5 million de tonnes de poissons y sont prélevées chaque année et 89 % des stocks sont épuisés.

Le rapport du WWF indique aussi que les espèces essentielles à la pêche commerciale et à la pêche de subsistance sont peut-être celles subissant le déclin le plus marqué. En guise d’exemple, le rapport fait état d’un spectaculaire recul de 74 % des effectifs de la famille englobant des poissons aussi prisés que le thon, le maquereau et la bonite.

« Les décisions prises lors de la conférence mondiale pour le climat à Paris dans quelques semaines auront un impact décisif sur l’avenir des océans. Les engagements internationaux existants sont très loin de suffire à éviter des niveaux de réchauffement et d’acidification jugés désastreux pour les systèmes océaniques dont, en fin de compte, nous dépendons tous ».

Mais des solutions existent : sauvegarder et reconstituer le capital naturel marin, consommer plus raisonnablement et donner la priorité au développement durable, selon le WWF.

Source : Le Monde (16.09.15)

Une baleine à bec préhistorique a été retrouvé avec son dernier repas

Une baleine à bec Messapicetus gregarius qui vivait il y a environ 9 millions d’années, a été découvert avec des restes qui pourrait bien être son dernier repas, d’après les scientifiques. Le fossile de la baleine a été trouvé dans des roches dans le sud-ouest du Pérou l’an dernier.

 

Cuvier's beaked whale © Tim Stenton

Cuvier’s beaked whale © Tim Stenton

Paru dans la revue « The scientific » par « Proceedings of the Royal Society B. », leurs résultats montrent qu’un grand nombre de sardines ont été trouvés autour de sa tête et de sa poitrine. C’est la découverte de ces poissons qui est le plus important car ils sont censés avoir vécu près de la surface de l’océan, tout comme leurs descendants le font encore. Cela fournit de nouvelles informations sur l’évolution des baleines à bec car aujourd’hui elles vivent et s’alimentent, en général, en eau profonde. En effet, la baleine à bec de Cuvier détient le record de la plongée la plus profonde jamais enregistré par une baleine.

Les chercheurs pensent que la migration des dauphins dans les eaux côtières peu profondes ont forcé les baleines à bec de se diriger vers de plus grandes profondeurs, où ils ont prospéré.

Le rapport scientifique complet peut être lu à: http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/282/1815/20151530

 

Source : uk.whales.org (09.09.15)
Traduit par Laurent C.

Vive les REQUINS !

Saviez-vous qu’il existe des requins d’eau douce, des requins rikiki, de pacifiques géants, des petits « parasites » et d’autres qui s’ébattent près des plages de France métropolitaine ? Ce qui est généralement colporté sur ces animaux est entaché d’erreurs et de préjugés. L’Association pour la protection des animaux sauvages et Longitude 181 éditent une brochure destinée à mieux faire connaître les requins et à sensibiliser sur l’urgence de leur protection.

 

Protégeons les requins
Comme les loups sur terre, les requins sont des superprédateurs mal aimés, mal connus et maltraités. À travers leur nouvelle campagne « Les requins protègent les océans, protégeons les requins ! », l’ASPAS et Longitude 181 éditent une nouvelle brochure : « Vive les requins ! » afin d’exposer clairement la problématique et de poser les vraies questions, basées sur des données scientifiques tangibles et incontestables. Cette brochure de sensibilisation s’appuie sur les expériences professionnelles et/ou scientifiques des meilleurs spécialistes de France : François Sarano (docteur en océanographie et ancien compagnon de Cousteau), Bernard Seret (requinologue), Yves Paccalet (ancien compagnon de Cousteau), et sur les témoignages de victimes d’accidents qui refusent que leur histoire personnelle alimente la peur infondée des requins et militent pour sa protection.

Cette brochure présente également la biologie des requins et met à mal les fantasmes qui les entourent. Elle expose l’urgence de leur protection face à la disparition alarmante de ces espèces largement surexploitées et persécutées à tort. Aujourd’hui, 1/3 des espèces de requins sont menacées dans le monde !

Elle décrit enfin l’action de L’ASPAS et de Longitude 181 qui militent pour un « vivre ensemble » harmonieux entre activités aquatiques, écosystème récifal et requins.

L’ASPAS et Longitude 181 ont également édité un dépliant gratuit « Les requins protègent les océans, protégeons les requins ! », ainsi que des fiches d’information. Elles invitent chacun à les distribuer aux restaurateurs et magasins qui commercialisent de la viande de requin ou des produits dérivés (crèmes de beauté, gélules, bijoux…). Car nous pouvons tous nous mobiliser et agir autour de nous.

« Vive les REQUINS ! », un outil indispensable pour
apprendre à connaître les requins, et se préserver de la désinformation !

Format A5 – 48 pages, quadrichromie
En vente à l’ASPAS et sur www.longitude181.org
au prix public de 5 euros (frais de port compris)

 

[archive] Les requins font moins de victimes que les méduses !

Un requin-tigre. A La Réunion, sept personnes ont été tuées par des squales depuis février 2011. AP/PR NEWSWIRE/ANONYMOUS

Un requin-tigre. A La Réunion, sept personnes ont été tuées par des squales depuis février 2011. AP/PR NEWSWIRE/ANONYMOUS

Montrés du doigt après la série d’attaques contre des baigneurs, dont la dernière est survenue dimanche sur l’île de la Réunion, les requins tuent pourtant dix fois moins que les méduses, soulignent les spécialistes. Depuis dix ans, entre cinquante et cent attaques de squale sont recensées chaque année contre l’homme, pour moins de dix morts en moyenne, selon l’International Shark Attack File, la référence statistique dans ce domaine.

>> Voir aussi : Les attaques de requin dans le monde depuis 2002

« Les méduses, par exemple, tuent environ 100 personnes chaque année », souligne Robert Calcagno, directeur général de l’Institut et du Musée océanographique de Monaco. D’un point de vue purement statistique, les requins apparaissent également moins dangereux que les éléphants, qui « tuent 600 personnes par an », les scorpions (5 000) ou les serpents (100 000), continue le spécialiste.

Les attaques de squale sont deux fois plus nombreuses que dans les années 1980. Quatre espèces en sont principalement à l’origine : le requin blanc, le requin tigre, le requin bouledogue et le requin taureau. Une augmentation qui s’expliquerait, selon les experts de l’animal, par une hausse de la pratique du surf et des sports nautiques. La raréfaction du poisson, pour cause de surpêche, pourrait aussi inciter les requins à aller chercher de la nourriture dans des endroits où ils n’allaient pas auparavant.

« INDISPENSABLES AUX ÉCOSYSTÈMES MARINS »

Les effectifs de requins, eux, sont globalement en baisse, notamment en raison d’une pêche importante – 30 à 70 millions de squales seraient capturés chaque année – pour satisfaire la demande de l’Asie pour les ailerons considérés à tort comme un aphrodisiaque. Certaines espèces sont même aujourd’hui menacées d’extinction.

>> Lire aussi : Le grand requin blanc pourrait ne plus être protégé en Australie

Un problème pour l’avenir des océans car « les requins sont indispensables aux écosystèmes marins », prévient Philippe Vallette, directeur général du Centre national de la mer Nausicaa, à Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais). « S’ils disparaissent, ils ne font plus leur métier de ‘top-prédateurs’ qui est de manger les prédateurs au-dessous d’eux », modifiant profondément l’équilibre des milieux où ils régnaient, explique l’océanographe. Selon lui, le meilleur moyen de combattre la psychose ambiante autour des squales est de les étudier davantage mais aussi de sensibiliser toujours plus les surfeurs sur les moments de la journée ou les conditions de turbidité de l’eau à éviter.

Pour l’océanographe Catherine Vadon, maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle, « Il faut être plus raisonnable, et apprendre à composer avec la nature », plaide-t-elle, regrettant que les autorités de la Réunion aient fait le choix d’éradiquer vingt requins.
Pour Philippe Vallette, toutefois, cette décision « n’aura aucun impact sur les écosystèmes et si ça peut permettre de calmer les esprits, pourquoi pas ? »

Source : Le Monde (07.08.2012)

Le Monde du silence, un film naïvement dégueulasse

Il a fallu 60 ans pour que Gérard Mordillat trouve un moment pour voir le chef-d’œuvre du commandant Cousteau. Académicien, couvert d’honneur, communicant avisé, défenseur de la planète, le commandant Cousteau fut longtemps la personnalité préférée des Français. En 1956, son premier film (réalisé avec Louis Malle) obtenait la Palme d’or à Cannes. Des millions de spectateurs ravis allaient découvrir la mer et ses mystères. Certes la conscience écologique s’est développée dans les années soixante, mais en voyant ce film personne n’avait rien vu ?

Source : la-bas.org (23.06.2015)
Chronique : Gérard Mordillat
Réalisation : Aurélie Martin

L’expédition MED, « stop à la pollution au plastique »

Patrimoine économique et environnemental de la planète, les mers et océans sont aujourd’hui confrontés à des risques multiples : surpêche, rejets de substances toxiques, changement climatique… mais aussi pollution par les plastiques, qui constitue aujourd’hui l’un des enjeux majeurs de la préservation des mers et océans. L’Expédition MED, une ONG française, s’est donnée pour slogan : « stop à la pollution au plastique », et est à la pointe des travaux de recherche sur leur présence en mer Méditerranée. Elle faisait escale à Marseille le 10 juillet dernier.

eMag SUEZ environnement

eMag SUEZ environnement

LA POLLUTION PAR LE PLASTIQUE : QUELS IMPACTS ?

« 80 % des déchets retrouvés en mer proviennent de la terre et 80% à 95% de ces déchets sont en plastique » selon l’Expédition MED. Or la pollution par le plastique présente des risques sanitaires et écologiques majeurs. La concentration de microplastique dans les océans est parfois égale à celle du plancton, et le plastique remonte ainsi la chaîne alimentaire depuis le poisson qui l’ingère jusqu’à l’homme. Les macro-déchets représentent également un danger pour de nombreuses espèces marines, et peuvent provoquer des blessures ou étouffements.

La mer Méditerranée constituerait aujourd’hui la « 6e grande zone d’accumulation de déchets marins au monde ». Quantifier, cartographier cette pollution, c’est l’un des objectifs poursuivi par l’Expédition MED, afin de produire des données consolidées sur l’état de ce phénomène.

MESURER LA POLLUTION AU PLASTIQUE EN MER MÉDITERRANÉE : MODE D’EMPLOI

Depuis 2010, l’Expédition MED mène chaque année à bord d’un voilier des campagnes d’échantillonnage le long des côtes méditerranéennes pour déterminer le niveau de la pollution au plastique, et disposer d’une évaluation quantitative et cartographique de cette pollution. Sa campagne 2015 l’amènera principalement le long des côtes françaises et italiennes.

Les prélèvements sont principalement réalisés en mer, via l’utilisation de filets Manta, mais également sur le littoral grâce à des échantillons de sable. Les campagnes d’échantillonnage de l’expédition l’ont ainsi conduite le long des côtes espagnoles, françaises, italiennes, tunisiennes… Les prélèvements sont opérés selon un protocole strict (temps, vitesse, localisation), et sont ensuite observés directement à bord du bateau et sur terre. Ces échantillons permettent ainsi de mesurer le taux de plastique par km2 et par m3 d’eau, le rapport plastique / plancton, la nature des plastiques…

Les collectes visent 3 objectifs : déterminer s’il existe des zones de concentration des débris ; affiner l’estimation globale des microplastiques polluant la surface ; identifier les principales sources de déchets vers la mer.

Le suivi année après année permet d’enrichir la cartographie ainsi réalisée, mais aussi d’identifier des évolutions dans le temps. Les données consolidées sont accessibles à l’Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer.
L’Expédition tient un carnet de bord régulier qui permet de suivre ses recherches.
Suivez les comptes rendus de l’Expédition sur la page Facebook de l’ONG.

L’EXPÉDITION MED : UN EXEMPLE DE « SCIENCES PARTICIPATIVES »

L’Expédition MED se distingue par l’originalité de son approche, qu’elle qualifie de « sciences participatives ». Des éco-volontaires sont invités à prendre part aux campagnes d’échantillonnage et à assister les scientifiques dans les protocoles de recherche. Il s’agit là de véritables « congés solidaires », et de nouveaux volontaires sont ainsi embarqués à chaque escale de la campagne d’échantillonnage.

Au-delà de cette participation citoyenne, l’Expédition MED réunit également d’autres partenaires (entreprises, collectivités…) pour mettre en place des actions concertées en matière de lutte contre les polluants plastiques. Le projet de recherche « Ecoseastem », initié par SUEZ environnement en partenariat avec la Métropole Nice Côte d’Azur, le laboratoire Océanographique de Villefranche sur Mer et l’Expédition MED est l’une de ces actions. Ce projet vise à étudier la pollution issue des fibres synthétiques des vêtements relâchées dans les eaux usées lors des lavages en machine. Les vêtements rejettent en effet des microfibres plastiques qui se retrouvent dans les stations d’épuration et échappent au système de filtration des stations traditionnelles. Le programme « Ecoseastem » a pour objectif de caractériser la pollution générée par les microfibres plastiques, d’évaluer les impacts de cette pollution sur le milieu naturel et de rechercher les meilleures technologies disponibles pour traiter ce type de pollution comme celle par microfiltration dynamique.

Source : huffingtonpost.fr (24.07.2015)