Les crottes de baleine contre le réchauffement climatique

Les grands cétacés ne sont pas qu’un symbole de la beauté de la nature. Ils exercent une action déterminante sur tout l’écosystème marin – et même sur les nuages.

Dessin de Jon Berkeley paru dans The Economist, Londres

Dessin de Jon Berkeley paru dans The Economist, Londres

Je vous entends d’ici marmonner : “Là, ça y est, il a perdu la boule. Le voilà qui écrit un article de 10 pages sur les crottes de baleine.” J’admets qu’au premier coup d’œil il peut être difficile d’apprécier l’importance du sujet dans votre vie. Mais j’ose espérer que lorsque vous aurez fini de me lire vous serez aussi obsédé que moi par les panaches de matières fécales qui sont lâchés dans les océans. N’est-ce pas le meilleur argument qui soit pour vous convaincre de poursuivre votre lecture […]

Source : courrierinternational.com (05.02.15)
Auteur : Georges Mobiot

Des orques d’un type rare filmées pour la première fois

Un bateau de Sea shepherd a croisé la route d’orques très rares et les a filmées pour la première fois. Découvrez en infographie les différences morphologiques avec les orques communes.

Des orques subantarctiques très rares, dites de type D, ont été filmées pour la première fois. ©Capture d'écran de Youtube / Sea Shepherd

Des orques subantarctiques très rares, dites de type D, ont été filmées pour la première fois. ©Capture d’écran de Youtube / Sea Shepherd

TYPE D. C’est une première : des spécimens d’orques très rares, des orques subantarctiques de type D, ont été filmés le 26 décembre 2014 par l’équipage du Bob Barker, un navire de Sea Sheperd. L’équipage de l’ONG a fait l’heureuse rencontre avec le groupe de 13 cétacés alors qu’il était à la poursuite d’un bateau de braconniers dans les eaux du sud de l’océan Indien.

Saviez-vous qu’il existe plusieurs types d’orque ? Si toutes se ressemblent et appartiennent à la même espèce (Orcinus orca), il existe en effet de petites différences morphologiques entre les populations. Et certaines sont plus rares que d’autres. C’est le cas des orques vivant dans les eaux subantarctiques (c’est-à-dire au nord du 60e parallèle sud), qui n’ont été observées qu’une douzaine de fois à ce jour et le plus souvent à partir d’animaux échoués. Le film de Sea Shepherd est donc un document unique et précieux. À l’opposé, on trouve les orques résidentes, la forme la plus courante, qui vivent près des côtes du Pacifique nord. Observez les différences dans l’infographie ci-dessous.

13623357

FAMILLES. Si les orques subantarctiques sont dites de type D c’est bien parce qu’il existe d’autres orques dans les eaux glacées du pôle sud, appelées orques de l’Antarctique type A, orque de la banquise type B et orque de la mer de Ross type C. Mais ce n’est pas tout. Dans l’hémisphère nord, on trouve également d’autres orques. L’orque la plus connue est l’orque résidente du Pacifique nord, mais l’on recense aussi l’orque nomade dans les mêmes eaux. Entre l’Alaska et le sud de la Californie, évolue l’orque du large. Enfin, restent les orques de l’Atlantique nord-est type 1 (forme petite : 6,6 mètres) et les orques de l’Atlantique nord-est type 2 (forme grande, 8,5 mètres). L’Agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA) a réalisé le portrait de chacune d’entre elles. Chaque groupe d’orques a son propre régime alimentaire et sa technique de chasse adaptée, comme nous l’évoquions dans un article précédent.

Source : sciencesetavenir.fr (16.01.15)
Auteur : Morgane Kergoat

Baleine: le Japon réduit ses cibles des 2/3

TOKYO – Le Japon a réduit des deux tiers ses objectifs de chasse à la baleine dans l’Arctique, dans l’espoir de pouvoir reprendre une activité dont un tribunal international a ordonné la fin.

Tim Watters / The Associated Press

Tim Watters / The Associated Press

Le programme révisé présenté mardi à l’International Whaling Commission (IWC) démontre que le Japon veut capturer 333 petits rorquals par année entre 2015 et 2027, comparativement à une cible précédente de 1035 baleines — 935 petits rorquals et 100 rorquals communs ou rorquals à bosse.

Le Japon a aussi promis de diffuser les données tirées de cette chasse dans des publications scientifiques et de les mettre en ligne dans une base de données. Il demande à l’IWC de réviser son programme après six ans.

Le Japon prétend que cette chasse est nécessaire pour évaluer les populations de baleine, examiner la santé et l’âge des animaux, et calculer des quotas de prises acceptables. Les petits rorquals ne sont pas une espèce menacée.

La chasse à la baleine à des fins commerciales est exempte de l’interdit qui a été imposé à la chasse commerciale en 1986, en raison d’un déclin des populations. Le Japon mène ce qu’il dit être une chasse scientifique dans l’espoir de démontrer que les populations se sont suffisamment redressées pour permettre la reprise de la chasse commerciale.

En mars, la Cour internationale de Justice (CIJ) a statué que la chasse dans l’Antarctique devait cesser puisqu’elle n’était pas scientifique, comme le prétend le Japon, et qu’elle ne génère que peu de données. Le tribunal a aussi estimé que le Japon n’avait pas justifié le besoin de tuer autant de baleines.

Le ministre japonais de l’Agriculture, Koya Nishikawa, a dit aux journalistes que le nouveau programme tient compte des commentaires du tribunal. Il a ajouté que le Japon est prêt à y apporter de nouvelles modifications et à répondre aux questions.

L’approbation du comité scientifique de la CIJ n’est pas obligatoire pour reprendre la chasse, mais le Japon risque se retrouver sur la sellette s’il va de l’avant sans ce feu vert.

Le nouveau programme japonais renonce à toute capture de rorquals communs ou de rorquals à bosse, après que les prises de ces animaux aient été presque nulles depuis neuf ans.

Le Japon a comblé son quota de 440 baleines par année pendant 17 ans. Il a ensuite doublé ce quota à 935 petits rorquals en 2005. Il a presque atteint cette cible l’année suivante, mais ses captures sont en déclin depuis ce moment, notamment en raison d’un fléchissement du marché domestique japonais pour la chaire de baleine et de l’activité de groupes écologiques comme l’organisation Sea Shepherd fondée par le canadien Paul Watson.

Source : journalmetro.com (18.11.14)

Les perceptions insoupçonnées du dauphin

Dauphin Tursiops truncatus. Illustration Wkimedia Commons

Dauphin Tursiops truncatus. Illustration Wkimedia Commons

Des compétences sensorielles insoupçonnées chez le dauphin : la perception magnétique

L’existence d’une perception magnétique permet d’expliquer des phénomènes de migration et de navigation chez une variété d’espèces animales, comme les oiseaux mais aussi certaines espèces de mammifères. Le mystère restait jusqu’ici entier pour les mammifères marins. Les travaux réalisés sur des dauphins captifs par l’équipe du laboratoire d’Ethologie animale et humaine, en collaboration avec le parc animalier de Planète Sauvage, et publiés dans Naturwissenschaften, démontrent pour la première fois une sensibilité à un champ magnétique fort de ces animaux qui sont capables de discriminer deux objets sur la seule base de leurs propriétés magnétiques. Bien que les processus en jeu soient encore inconnus, cette découverte ouvre un nouveau champ d’investigation et une nouvelle fenêtre sur le monde sensoriel des dauphins.

L’existence d’une perception magnétique est surtout connue par les travaux réalisés sur les migrations de diverses espèces animales qui ne pouvaient pas s’expliquer sur la base de modalités sensorielles « classiques ». Ainsi, différents taxa se servent du champ géomagnétique pour s’orienter pendant la navigation ou la migration, ceci leur permettant de poursuivre leurs trajets en l’absence de repères visuels en particulier (ex. « nuit noire »). D’autres mammifères, comme certains rongeurs, construisent leurs nids en lien avec ce champ. Plusieurs faits suggèrent une sensibilité des mammifères marins à l’information géomagnétique: les routes de migration de certaines baleines suivent des voies de faible intensité géomagnétique ; l’échouage inexpliqué de cétacés sur des côtes pourrait s’expliquer par leur occurrence dans des sites où le champ géomagnétique croise la dite côte. Jusqu’ici cependant, et contrairement à d’autres taxa, il n’y avait aucune preuve expérimentale d’une sensibilité à un champ magnétique chez les cétacés. Les quelques expériences de conditionnement réalisées jusqu’ici pour tenter de démontrer une capacité de discrimination de champs magnétiques par le dauphin avaient échoué.

Dans l’étude menée par l’équipe EthoS, six dauphins adultes captifs ont été confrontés à des objets (bidons plastiques opaques) qui présentaient des champs magnétiques différents, l’un des deux étant démagnétisé, l’autre pourvu d’un aimant puissant (neodymium à 1.2T). L’équipe a profité de la tendance naturelle des dauphins à explorer de nouveaux objets pour étudier leur intérêt spontané pour ces objets. Les bidons étaient placés dans l’eau à 50 cm de profondeur et perforés de façon à ce que l’aimant soit en contact avec l’eau du bassin. Les deux objets étaient totalement identiques par ailleurs (taille et densité). Le comportement des dauphins a été filmé pendant les sessions expérimentales (60 sessions de 15 minutes) où l’un des deux bidons au hasard était présenté. L’analyse des données a été réalisée par un observateur non informé sur les caractéristiques magnétiques de l’objet. Les résultats confirment l’intérêt spontané des dauphins pour de tels objets mais surtout révèlent qu’ils s’approchent plus vite quand le bidon présenté inclut l’aimant. Ceci montre qu’ils discriminent bien ces deux objets qui ne diffèrent que par leurs propriétés magnétiques.

Il s’agit donc d’une première preuve expérimentale d’une discrimination magnétique chez le dauphin qui ouvre un nouveau champ d’investigation. Le succès de cette expérience, par rapport aux essais réalisés précédemment dans d’autres études, pourrait être lié aux conditions d’expérimentation (contexte habituel et spontané) mais surtout à la puissance de l’aimant utilisé. Il reste à prouver que les dauphins pourraient discriminer des champs comme le champ géomagnétique (4.5µT) et à déterminer les seuils de détection. Les processus en jeu sont mal connus mais de la magnétite (particules ferromagnétiques) a été trouvée dans la dure mère de dauphins. Il s’agit d’une piste possible, de telles particules s’alignant sur le champ magnétique ambiant. Il est à noter que les proches voisins artiodactyles des dauphins, tel que le cerf, sont aussi sensibles au champ magnétique.

Cette étude constitue un nouveau pas dans l’exploration du monde sensoriel des animaux, et particulièrement des mammifères marins. Elle soulève aussi à nouveau le questionnement autour de ce champ perceptuel mal connu qu’est la sensibilité magnétique.

Source : techno-science.net (07.11.14)

La baleine échouée évacuée

Le cadavre du rorqual commun, retrouvé échoué sur une plage des Saintes-Maries-de-la-Mer ce vendredi, a pu être évacué hier en fin d’après-midi, au terme d’une journée de travail.


Un rorqual de 15 tonnes s’échoue en Camargue par 6MediaSelection

L’opération, financée et coordonnée par les services de l’Etat, a fait intervenir une entreprise arlésienne, chargée de la découpe et du transport du cétacé, ainsi qu’une société d’équarrissage implantée dans le Gard.

La baleine mesurait 17 mètres et pesait entre 15 et 20 tonnes.

Source : laprovence.com (10.11.14)

 

 

Un bébé baleine s’égare dans le port de Saint Tropez (83)

Situation pas banale, aujourd’hui, en plein coeur du port de plaisance du village varois.


Un bébé baleine en détresse dans le port de… par Var-matin

En début d’après midi, nombreux étaient les tropéziens et touristes amassés le long des quais, pour assister aux opérations de sauvetage d’un bébé baleine, égaré dans le port de plaisance !

Ce baleineau de près de 8m de long apeuré, s’était réfugié le long d’un quai, et il aura fallu tout le professionnalisme des pompiers, d’un vétérinaire et des sauveteurs en mer pour reconduire le cétacé sain et sauf, au large, dans l’espoir qu’il y retrouve sa mère.

A Marseille, on parle encore de la Sardine (Sartine en fait) qui avait bloqué l’entrée du port…. en 1780 !

Quid du baleineau de Saint Tropez ?

Source : actunautique.com (29.10.14)

Des scientifiques démontrent que les baleines ont un rôle primordial dans la régulation du changement climatique

Des scientifiques ont prouvé que les baleines jouent un rôle dans la régulation du changement climatique et ce grâce à l’augmentation des cétacés protégés depuis plusieurs décennies. DGS vous en dit plus sur ces gardiens de la planète…

scientifique-baleine-climat

Source : http://dailygeekshow.com ©

Joe Roman, biologiste à l’université du Vermont, explique dans une étude publiée dans Frontiers in Ecology and the Environment : « La population des baleines à bosse du Pacifique a grossi récemment de 60 %, les grands cachalots aussi ont largement réapparu. » En effet, depuis que la chasse à la baleine a été réglementée dans le monde, les populations se reconstituent et permettent ainsi de mieux comprendre le rôle que ces cétacés jouent dans l’équilibre océanique.

Selon les auteurs de l’étude précitée, la réapparition et la restauration de cette population de cétacés pourraient contribuer favorablement à des changements dans la structure et dans le fonctionnement des océans. Joe Roman explique : « Nous avons tendance à penser que les écosystèmes océaniques fonctionnent de bas en haut. Que le phytoplancton, le zooplancton, tous les micro-organismes mènent le bal. Certes, ils sont incroyablement importants mais les gros prédateurs jouent aussi un rôle crucial. »

baleine-saut

Source : http://dailygeekshow.com ©

Leur cycle de vie a bien des répercussions sur les mers. Les chercheurs sont venus à les surnommer « les pompes de l’océan ». En effet, les baleines remontent en surface de la matière organique nourricière issue des poissons engloutis dans les profondeurs et rendue accessible au microplancton via leur fèces, c’est-à-dire les excréments. Vu que les baleines se nourrissent dans certaines eaux puis migrent ensuite dans d’autres eaux pour se reproduire ou accoucher, la circulation de ces nutriments prennent eux aussi une direction horizontale. Il s’agit du « tapis roulant » baleinier explique Joe Roman. Lorsqu’ils meurent, les cétacés redescendent ensuite une dernière fois dans les fonds marins pour servir de nourriture aux animaux nécrophages, c’est-à-dire qui se nourrissent de cadavres. La boucle de la chaîne alimentaire est ainsi bouclée.

Enfin, les baleines seraient une espèce animale qui pourrait atténuer l’impact du changement climatique sur les océans. Les chercheurs ont constaté que contrairement aux espèces qui ont une courte durée de vie, les baleines présentent davantage de résistance aux événements extérieurs. Joe Roman précise : « Parce que ce sont des espèces qui vivent longtemps et n’ont des petits que peu souvent, les oscillations sont atténuées et le système entier est stable. » Ainsi, le fait de ne plus les chasser permet désormais de maintenir le carbone de leur carcasse dans les océans et non plus dans l’atmosphère.

carcasse-baleine

Source : http://dailygeekshow.com ©

Cette découverte est réellement fascinante. La nature saura toujours nous impressionner… Nous sommes ravis de constater que les lois internationales pour protéger les baleines ont eu un effet positif sur leur population (et par conséquence pour toute la planète), même si nous savons qu’il y en a encore qui leur font du mal… C’est une excellente surprise de réaliser que ces cétacés ont un rôle dans la régulation du réchauffement climatique. Pensez-vous qu’on ignore encore des choses sur le rôle que tiennent les animaux dans le cycle de la vie ?

Auteur : Laura Gonçalves
Source : dailygeekshow.com (26.07.14)

Un hydravion a failli percuter une baleine en Alaska

On peut dire que ce pilote d’hydravion l’a échappé belle. Il a pu éviter de justesse l’amerrissage sur le dos d’une baleine en Alaska.

Le pilote d’un hydravion a évité de justesse une baleine lors de son amerrissage. Ayant su garder son sang froid, il a effectué une manœuvre en catastrophe pour reprendre un peu de hauteur et éviter in extremis le cétacé qui prenait de l’air en surface.

Cette scène impressionnante s’est passée sur un lac près de la ville d’Angoon en Alaska. L’appareil s’est finalement posé un peu plus loin.
Le pilote ayant vu le jet d’eau provenant de la baleine a réagi instinctivement et a remis les gaz de l’hydravion. Un très bon réflexe qui lui a permis d’éviter la catastrophe.

Source : LINFO.RE (18.07.14)

L’Islande chasse ses premières baleines de l’année

L’Islande vient de capturer ses deux premières baleines de l’année 2014. Il s’agit de rorquals communs, une espèce protégée et considérée comme menacée par la communauté internationale.

 L'Islande et la Norvège défient un moratoire de la Commission baleinière internationale (CBI) sur la chasse à la baleine à des fins commerciales. (Halldor Kolbeins / AFP)


L’Islande et la Norvège défient un moratoire de la Commission baleinière internationale (CBI) sur la chasse à la baleine à des fins commerciales. (Halldor Kolbeins / AFP)

Malgré les nombreuses critiques, l’Islande n’abandonne pas la chasse à la baleine. Deux rorquals viennent d’y être capturés. Une fois arrivés au port de Hvalfjörður dans l’ouest de l’île, une centaine de personnes se sont affairées à la découpe. En une heure, les bouchers avaient terminé. La viande sera ensuite exportée au Japon.

Malgré les nombreuses critiques, l’Islande n’abandonne pas la chasse à la baleine. Deux rorquals viennent d’y être capturés. Une fois arrivés au port de Hvalfjörður dans l’ouest de l’île, une centaine de personnes se sont affairées à la découpe. En une heure, les bouchers avaient terminé. La viande sera ensuite exportée au Japon.

Les rorquals communs sont une espèce protégée et considéré comme menacée par la communauté internationale. Mais l’Islande et le Japon s’opposent à l’appartenance du deuxième plus grand mammifère marin à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

40% de la viande de baleine consommée par des touristes

L’Islande et la Norvège sont les deux pays qui défient ouvertement un moratoire de la Commission baleinière internationale (CBI) sur la chasse à la baleine à des fins commerciales. Le Japon, lui, dit chasser la baleine à des fins scientifiques, ce qui lui vaut d’être poursuivi devant la Cour internationale de Justice de La Haye.

Tandis que Reykjavik estime harponner un nombre raisonnable d’animaux, Washington l’accuse d’avoir « provoqué la quasi-extinction » du rorqual commun. En Islande aussi le débat fait rage entre les défenseurs de la tradition qui ne voient pas pourquoi l’Islande devrait s’incliner. Et ceux qui défendent l’image de l’Islande à l’étranger ou l’industrie de l’observation de la baleine. Dans les assiettes islandaises, le débat n’est plus aussi passionné puisque la consommation de viande de baleine ne cesse de diminuer. 40% de la viande de baleine pêchée y est consommée par des touristes, et une partie est exportée vers le Japon.

Source : BFMTV (26.06.14)

Plongées records pour les baleines à bec de Cuvier

Des centaines d'enregistrements réalisés au large de la Californie montrent que la plongée moyenne d'une baleine à bec de Cuvier est d'une heure et et une profondeur de 1.400 mètres. Crédits photo : Tui De Roy/© Tui De Roy/Minden Pictures/Corbis

Des centaines d’enregistrements réalisés au large de la Californie montrent que la plongée moyenne d’une baleine à bec de Cuvier est d’une heure et et une profondeur de 1.400 mètres. Crédits photo : Tui De Roy/© Tui De Roy/Minden Pictures/Corbis

Certaines espèces de gros cétacés proches des dauphins peuvent atteindre 3.000 mètres de profondeur et rester sous l’eau plus de deux heures.

C’est une petite baleine, discrète, appelée «baleine à bec de Cuvier», qui vient de battre le record de plongée de tous les mammifères, détenu jusqu’à présent par l’éléphant de mer. L’animal, identifié en 1823 par le savant Georges Cuvier du Muséum national d’histoire naturelle, est reconnaissable à sa mâchoire inférieure proéminente dotée de seulement deux dents.

Des chercheurs américains se sont intéressés à plusieurs individus qui ont élu domicile dans l’océan Pacifique au large de Los Angeles dans une zone réservée à des exercices de guerre sous-marine et de ce fait très surveillée par la marine américaine. Pour mieux étudier leurs déplacements, ils ont fixé sur la queue de huit baleines une balise de type Argos capable de retransmettre à un satellite leur position, le début et la fin de leur plongée ainsi que sa profondeur, et cela durant des semaines.

Des capacités biologiques exceptionnelles

Après des centaines d’enregistrements, il est apparu que la moyenne des plongées était d’une heure et d’une profondeur de 1.400 mètres. À la surprise des chercheurs, un des enregistrements a révélé qu’un individu avait largement battu le record de profondeur connu en atteignant 2.992 mètres, tandis qu’un autre avait aussi fait une apnée record de 2 h 17. «Nous avons enfin une mesure tangible des capacités exceptionnelles de plongée de ces animaux,» commente Jérôme Spitz, chercheur à l’observatoire Pélagis du CNRS à La Rochelle.

La baleine à bec de Cuvier fait partie de ces cétacés dits «grands plongeurs», comme le cachalot, dont la physiologie est adaptée à la nage à de grandes profondeurs. Leurs muscles contiennent dix fois plus de myoglobine, cette protéine rouge qui stocke l’oxygène dans les cellules, que les autres mammifères, tandis que leur sang est redistribué pour alimenter en priorité les organes vitaux, tels que le cœur et le cerveau. «Ces nouveaux records pourraient bien être battus un jour, souligne Jérôme Spitz. Nous les devons à la prouesse technique d’avoir pu enregistrer ces plongées aussi précisément.»

A la recherche des calamars

Pour la première fois, des enregistrements étalés parfois sur trois mois ou deux jours d’affilée ont permis de mieux comprendre le comportement de cette baleine fréquente dans les mers du globe mais très mal connue.

L’animal apparaît faire des pauses en surface, surtout la nuit, et peut replonger après avoir repris sa respiration en moins de deux minutes. Il effectue ses plongées profondes de jour comme de nuit, probablement pour aller chasser en profondeur son mets préféré, le calamar.

Cette baleine est protégée par des accords internationaux et n’est pas exploitée commercialement. Elle est régulièrement retrouvée échouée sur des plages à la suite d’opérations navales, victime des sonars militaires.

Dans leur étude publiée dans la revue Plos One, les chercheurs mentionnent que les baleines exposées à des émissions de sonar se sont éloignées et ont augmenté leur temps de plongée, mais ils estiment que cette perturbation n’a probablement pas contribué aux records de plongée historiques qu’ils ont pu enregistrer.

Source : Pierre KaldyLe figaro (25.04.14)
Copyright © LE FIGARO.fr