Vive les REQUINS !

Saviez-vous qu’il existe des requins d’eau douce, des requins rikiki, de pacifiques géants, des petits « parasites » et d’autres qui s’ébattent près des plages de France métropolitaine ? Ce qui est généralement colporté sur ces animaux est entaché d’erreurs et de préjugés. L’Association pour la protection des animaux sauvages et Longitude 181 éditent une brochure destinée à mieux faire connaître les requins et à sensibiliser sur l’urgence de leur protection.

 

Protégeons les requins
Comme les loups sur terre, les requins sont des superprédateurs mal aimés, mal connus et maltraités. À travers leur nouvelle campagne « Les requins protègent les océans, protégeons les requins ! », l’ASPAS et Longitude 181 éditent une nouvelle brochure : « Vive les requins ! » afin d’exposer clairement la problématique et de poser les vraies questions, basées sur des données scientifiques tangibles et incontestables. Cette brochure de sensibilisation s’appuie sur les expériences professionnelles et/ou scientifiques des meilleurs spécialistes de France : François Sarano (docteur en océanographie et ancien compagnon de Cousteau), Bernard Seret (requinologue), Yves Paccalet (ancien compagnon de Cousteau), et sur les témoignages de victimes d’accidents qui refusent que leur histoire personnelle alimente la peur infondée des requins et militent pour sa protection.

Cette brochure présente également la biologie des requins et met à mal les fantasmes qui les entourent. Elle expose l’urgence de leur protection face à la disparition alarmante de ces espèces largement surexploitées et persécutées à tort. Aujourd’hui, 1/3 des espèces de requins sont menacées dans le monde !

Elle décrit enfin l’action de L’ASPAS et de Longitude 181 qui militent pour un « vivre ensemble » harmonieux entre activités aquatiques, écosystème récifal et requins.

L’ASPAS et Longitude 181 ont également édité un dépliant gratuit « Les requins protègent les océans, protégeons les requins ! », ainsi que des fiches d’information. Elles invitent chacun à les distribuer aux restaurateurs et magasins qui commercialisent de la viande de requin ou des produits dérivés (crèmes de beauté, gélules, bijoux…). Car nous pouvons tous nous mobiliser et agir autour de nous.

« Vive les REQUINS ! », un outil indispensable pour
apprendre à connaître les requins, et se préserver de la désinformation !

Format A5 – 48 pages, quadrichromie
En vente à l’ASPAS et sur www.longitude181.org
au prix public de 5 euros (frais de port compris)

 

[archive] Les requins font moins de victimes que les méduses !

Un requin-tigre. A La Réunion, sept personnes ont été tuées par des squales depuis février 2011. AP/PR NEWSWIRE/ANONYMOUS

Un requin-tigre. A La Réunion, sept personnes ont été tuées par des squales depuis février 2011. AP/PR NEWSWIRE/ANONYMOUS

Montrés du doigt après la série d’attaques contre des baigneurs, dont la dernière est survenue dimanche sur l’île de la Réunion, les requins tuent pourtant dix fois moins que les méduses, soulignent les spécialistes. Depuis dix ans, entre cinquante et cent attaques de squale sont recensées chaque année contre l’homme, pour moins de dix morts en moyenne, selon l’International Shark Attack File, la référence statistique dans ce domaine.

>> Voir aussi : Les attaques de requin dans le monde depuis 2002

« Les méduses, par exemple, tuent environ 100 personnes chaque année », souligne Robert Calcagno, directeur général de l’Institut et du Musée océanographique de Monaco. D’un point de vue purement statistique, les requins apparaissent également moins dangereux que les éléphants, qui « tuent 600 personnes par an », les scorpions (5 000) ou les serpents (100 000), continue le spécialiste.

Les attaques de squale sont deux fois plus nombreuses que dans les années 1980. Quatre espèces en sont principalement à l’origine : le requin blanc, le requin tigre, le requin bouledogue et le requin taureau. Une augmentation qui s’expliquerait, selon les experts de l’animal, par une hausse de la pratique du surf et des sports nautiques. La raréfaction du poisson, pour cause de surpêche, pourrait aussi inciter les requins à aller chercher de la nourriture dans des endroits où ils n’allaient pas auparavant.

« INDISPENSABLES AUX ÉCOSYSTÈMES MARINS »

Les effectifs de requins, eux, sont globalement en baisse, notamment en raison d’une pêche importante – 30 à 70 millions de squales seraient capturés chaque année – pour satisfaire la demande de l’Asie pour les ailerons considérés à tort comme un aphrodisiaque. Certaines espèces sont même aujourd’hui menacées d’extinction.

>> Lire aussi : Le grand requin blanc pourrait ne plus être protégé en Australie

Un problème pour l’avenir des océans car « les requins sont indispensables aux écosystèmes marins », prévient Philippe Vallette, directeur général du Centre national de la mer Nausicaa, à Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais). « S’ils disparaissent, ils ne font plus leur métier de ‘top-prédateurs’ qui est de manger les prédateurs au-dessous d’eux », modifiant profondément l’équilibre des milieux où ils régnaient, explique l’océanographe. Selon lui, le meilleur moyen de combattre la psychose ambiante autour des squales est de les étudier davantage mais aussi de sensibiliser toujours plus les surfeurs sur les moments de la journée ou les conditions de turbidité de l’eau à éviter.

Pour l’océanographe Catherine Vadon, maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle, « Il faut être plus raisonnable, et apprendre à composer avec la nature », plaide-t-elle, regrettant que les autorités de la Réunion aient fait le choix d’éradiquer vingt requins.
Pour Philippe Vallette, toutefois, cette décision « n’aura aucun impact sur les écosystèmes et si ça peut permettre de calmer les esprits, pourquoi pas ? »

Source : Le Monde (07.08.2012)

Pourquoi les requins sont-ils les boucs émissaires de la mer ?

Après la récente attaque de ce surfeur australien, et toutes les autres, le requin devient-il un bouc émissaire des mers ?

On attend vos points de vue :

François Sarano, docteur en océanographie, conseiller scientifique et co-scénariste du film « Océans » (Perrin/Cluzaud)

Jean-François Nativel, secrétaire de l’association Océan Prévention Réunion

Jean-Luc Arassus, président de la Fédération française du Surf

Janique Hoarau,  plusieurs fois championne de surf  de France et vice-championne d’Europe de bodyboard

Lionel Bigot, chercheur qui a travaillé sur le programme CHARC

Et si l’Homme traitait les requins comme la neige?

ANIMAUX – La terrible série d’avalanches meurtrières qui a frappé dernièrement les massifs alpins pose cruellement la question du risque associé à la pratique du ski hors-piste. L’émotion est naturellement vive, mais nous avons appris à reconnaître et à gérer ce risque. La collectivité joue son rôle en annonçant le risque, en sécurisant les pistes balisées et en déconseillant la pratique du hors-piste. Les skieurs qui tentent malgré tout l’aventure, sont le plus souvent équipés de dispositifs facilitant les secours et assument la responsabilité de s’engager hors-piste malgré le risque signalé.

L’Homme face au risque naturel

Il en va tout autrement d’un autre risque naturel: la présence de requins. Les récents accidents mortels sur l’île de La Réunion et en Australie nous y ramènent douloureusement.

Comme les montagnes enneigées, les océans sont aujourd’hui une manne touristique appréciable. Mais tout comme en montagne, le rêve peut dans certains cas tourner au drame, en présence de l’une des très rares espèces de requins susceptibles d’être dangereuses pour l’homme (cinq sur plus de cinq cents existantes).

Mais la comparaison s’arrête souvent là. Car le risque lié aux requins nous est insupportable. L’idée-même d’être dévoré par une bête sauvage surgie de nulle part nous ramène droit à la préhistoire, lorsque la survie de l’espèce humaine passait par une éradication des animaux dangereux. Nos automatismes n’ont pas vraiment changé: face au risque requin, le premier réflexe est de les supprimer.

L’innovation nous ouvre de nouvelles perspectives

L’innovation technique a été relancée par les accidents enregistrés ces dix dernières années. Des répulsifs électromagnétiques individuels ont été développés et les premières déclinaisons en barrières collectives sont aujourd’hui à l’essai. Des initiatives simples peuvent aussi être efficaces, telles que la surveillance du plan d’eau pour détecter la présence de requins, depuis un point haut ou directement dans l’eau par des apnéistes. Des solutions plus lourdes comme des filets d’isolement peuvent également convenir pour de petites zones.

Ces solutions ont été testées dans différents endroits du monde, souvent sur de longues périodes. Combinées avec une pratique responsable des activités nautiques, dans le cadre d’une gestion globale du risque, elles ont dans ces endroits-là considérablement renforcé la sécurité. Des résultats partagés par l’ensemble des experts rassemblés en octobre dernier par l’Institut océanographique lors des « 2èmes rencontres autour des Requins », pour passer en revue les technologies existantes et les meilleures pratiques internationales de gestion du risque. L’objectif est double: améliorer la sécurité des activités nautiques et partager pacifiquement l’océan avec les requins.

Changer de point de vue et accepter de gérer le risque

L’innovation technique n’est rien si elle ne s’inscrit pas dans un changement d’état d’esprit. Il faut pour cela que, collectivement, nous acceptions que des animaux sauvages puissent être dangereux, sans que cela ne constitue leur arrêt de mort.

Les crises récentes ont beaucoup fait progresser la connaissance de ces derniers, permettant d’affiner l’appréciation du niveau de risque, en fonction des saisons, des conditions météo… Des informations précises et transparentes sur l’existence d’un risque peuvent désormais permettre à chaque individu de choisir de pratiquer ou non son activité et de l’adapter aux conditions du moment.

Ultime étape, la collectivité qui entend gérer pleinement le risque doit mettre en place une veille et des mesures proactives pour le réduire et permettre des pratiques nautiques dans des conditions de sécurité acceptables. Le risque zéro ne peut pas être garanti, mais le risque résiduel est alors connu et assumé collectivement et individuellement.

Cette dynamique a pu se mettre en place localement, en Afrique du Sud ou en Australie, même si l’équilibre reste fragile face aux drames. La tentation ressurgit alors de mettre les efforts de cohabitation de côté, au profit d’une solution extrême, prétendument infaillible, l’élimination des grands requins.

Sur l’île de La Réunion, le Préfet venait, le 12 février, de franchir une étape décisive dans la gestion du risque. Tout en prolongeant pour l’année 2015 l’arrêté d’interdiction des activités nautiques sur tout le littoral à l’exception des portions de lagon et des zones sécurisées par les communes, il ouvrait explicitement la porte aux dispositifs de gestion du risque: vigies requins, filets, surveillance. L’accident dont a été victime deux jours plus tard une jeune femme de 22 ans, au bord d’une plage non sécurisée, a replongé l’île dans l’émotion.

Souhaitons que ce décès ne brise pas l’élan constructif de ces derniers mois et vienne au contraire accélérer la mise en place d’une véritable gestion équilibrée du risque.

Dépasser l’instinct de survie

L’espèce humaine a construit sa survie initiale sur l’éradication de ses prédateurs. Sommes-nous aujourd’hui prêts à franchir une nouvelle étape en acceptant de cohabiter avec les rares espèces sauvages restantes qui présentent pour nous un danger, mais qui ont une place primordiale dans les équilibres vivants?

Chaque mort est un mort de trop, chaque drame, chaque accident qu’il soit mortel ou non doit nous pousser à agir pour éviter qu’il ne se reproduise. La sécurité des citoyens est certainement le principal objectif de toute société. Mais dans les choix qui s’offrent à nous, sachons faire preuve d’ingéniosité, pour nous protéger sans nous opposer.

Montrons que, depuis la préhistoire, l’Homme a non seulement gagné en puissance, mais aussi en intelligence et en tolérance.

Source : LE HUFFINGTON POST (25.02.15)
Auteur :
Directeur général de l’Institut océanographique- Fondation Albert 1er, Prince de Monaco

Conférence Requins animée par Francis Le Guen

Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour restaurer l’image de ce superbe animal. Mieux le connaître, mieux comprendre son rôle dans la milieu sous-marin. Ramener à sa juste valeur sa dangerosité pour ne plus véhiculer l’image des dents de la mer d’un monstre sanguinaire, dévoreur d’humain…Le saviez-vous, si les requins tuent dans le monde et par an moins de 10 personnes..( ce qui est encore trop, on est d’accord ! ) les méduses tuent 100 personnes, l les serpents 50 000 !…

Ce qui est également sûr, c’est que la disparition des requins serait beaucoup plus néfaste à l’homme !

Alors, si vous voulez en savoir plus, cette conférence est une occasion…

BAT-2-AFF-LYON-SEPT-2014

Trois tarifs :
Adulte : 18 euros
Enfant 10 à 15 ans :12 euros
Enfant 5 à 9 ans : Gratuité

Règlement par chèque avec noms/prénoms/ Age pour les enfants /e-mail et numéro de portable, à adresser à l’adresse de SMF 193 rue des Acacias 01190 SERMOYER  ou règlement par CB via cette plateforme de réservation sécurisée

Samedi 27 septembre 2014 – Salle de la Ficelle – 65 boulevard des Canuts – 69004 Lyon

Attention : le nombre de places est limité à 450. Réservations par mail auprès de Sharks Mission France ou sur plateforme réservation CB sécurisée, avec émission immédiate de vos billets par envoi email à apporter le jour J à l’entrée.

 

 

Méditerranée, royaume perdu des requins

Pour côtoyer les grands requins, il faut aller au bout du monde. Pourtant, il y a un siècle à peine, c’est chez nous, en Méditerranée, que l’on pouvait les rencontrer.

Notre «petite mer intérieure» était alors le royaume des requins. Requins bleus, requins taupes, requins marteaux et grand requin blanc foisonnaient, tant la Méditerranée était poissonneuse.

Qu’est devenu ce monde magnifique ? Y a-t-il des lieux préservés où l’on puisse admirer les vestiges de sa splendeur passée ? Où sont passés les grands requins ? Survivent-ils dans quelques lieux secrets de notre Méditerranée?

Réalisé par Stéphane Granzotto & François Sarano

Diffusion sur FRANCE 2, le dimanche 27 octobre 2013 à 16h25.

Le communiqué de presse

L’homme et le requin : La rencontre…

Le 11 Octobre 2013 à 20h00
Salle de la  Ficelle – 65 boulevard des canuts – 69004 Lyon
Renseignement et réservation : sharksmissionfrance@gmail.com

 L'homme et le requin La rencontre...


L’homme et le requin
La rencontre…

 

La salle de la ficelle est annoncée pour 480 places assises… ça devrait se remplir assez vite. Pour info, à Grenoble, tout le monde n’avait pas pu entrer. Dommage de faire le déplacement pour rien.